Les jardins du couvent de Steyl et le jardin botanique Jochum Hof
Le jardin
Les jardins se sont étendus et agrandis en parallèle avec le développement du village missionnaire. Ils constituent un exemple devenu rare du style catholique romain de parc et de jardin de la fin du 19ème siècle. Nombre de ces parcs, que les pèlerins et les membres des ordres venaient visiter, n’existent plus aujourd’hui. En revanche, les jardins du couvent de Steyl ont été complètement conservés.
Le visiteur entre dans les jardins par le portail en face de la mission St. Michel. Les glycines recouvrent la pergola d’un bleu splendide dans le jardin St. Gregoire. Les plantes vivaces et les plates-bandes de légumes sont flanquées d’arbres fruitiers.
Dans le petit parc attenant, les rhododendrons fleurissent en juin. Ils recouvrent les entrées des trois grottes en-dessous des croix. Le Père Rademan, qui, avant son entrée dans les ordres, était jardinier, construisit la grotte de Marie à partir de gravats. Il a probablement également conçu d’autres parties du parc qui datent sans doute de la seconde partie du 19ème siècle. Des panneaux avec divers passages de « Ave Maris Stella » se trouvent dans la grotte de Marie.
Le visiteur arrive au grand parc en empruntant une petite rue le long de la vieille serre en ruines. Le grand site vallonné renferme plusieurs édifices : la « Grotte de Lourdes », datant de 1922, avec des images de la Vierge Marie et de Bernadette Soubirous et une colline du « Sacré Cœur ». La colline constitue un élément devenu rare du style botanique. Elle se trouve sur le flanc d’une autre colline avec des arbustes taillés et des plantes en fleurs, tels une mosaïque, représentant des symboles religieux. L’origine allemande des missionnaires est ici reconnaissable car ces « tapis de fleurs », constitués d’arbustes taillés artistiquement en contraste avec les fleurs basses, étaient très populaires dans l’architecture botanique allemande.
Une grande croix sur un socle domine le paysage floral. Au-dessus se trouve l’ « Oeil de la Providence » - un triangle de plantes florissantes. En haut de la colline, une statue « Sacré-Coeur », reproduction de celle de Montmartre à Paris, se dresse entre deux pins.
Le cimetière, entouré d’un mur et sur plusieurs niveaux, avec des cyprès et des arbustes à feuilles persistantes, ressemble à un cimetière italien. Une chapelle se dresse en son sommet. Le chemin de croix, avec des étapes créées par Carl Weber, de Trèves, représente des scènes du chemin de souffrance de Jésus sur le mont Golgotha.
En se promenant sur les sentiers serpentés, le visiteur découvre, tel un
pèlerin autrefois, les jardins et les petites vallées, chacun voué à un
Saint et contenant en partie des sculptures d’origine.
Le « Jochum Hof » se trouve au sud du village. Ce jardin, qui est à la fois un jardin consacré à l’enseignement et une collection botanique, existe depuis 1933. Cette année-là, le professeur de biologie Père Peter Jochum (1890-1979) prit l’initiative de créer le jardin avec ses élèves. Depuis la séparation jardin - école monastique en 1971, le site est entretenu par une fondation.
Le jardin de rocaille présente aujourd’hui encore les structures de l’époque. La collection botanique d’arbres et d’arbustes est également d’origine.
Dans la serre, avec ses plantes tropicales et subtropicales, et aux abords de celle-ci, on vend des arbustes, des cactus et des plantes grasses.
Un petit ruisseau, des bassins et des mares de diverses grandeurs, des fontaines qui clapotent et de nombreux bancs et chaises dans des endroits ensoleillés ou ombragés offrent une expérience hors du commun pour tous les sens et à chaque saison.
Situé juste au-dessus de la Meuse, ce paysage est typique du nord de la province de Limbourg : marais, sable mouvant, prairie d’orchidées, méandres de la Meuse, marécage et labours.
L’ancienne remise du « Jochum Hof », aujourd’hui un café, est entourée de jardins d’herbes aromatiques, de senteurs et de plantes. Du côté jardin, on peut savourer la splendeur florale en dégustant un café et un morceau de gâteau sous l’immense ginkgo. La vue depuis la terrasse, avec ses mûriers, donne sur la Meuse, les ferries et les écluses à 2 kilomètres de là. C’est une balade à ne pas manquer.
L’entretien du jardin botanique, ainsi que la restauration dans la remise, sont pris en charge par une équipe de bénévoles. Ce projet ambitieux est dépendant des gains sur les entrées et la restauration, et des dons.
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