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Historischer Tiergarten RaesfeldLe parc à gibier historique de RaesfeldDepuis la fin du Moyen Âge, des parcs à gibier ont été aménagés près de nombreux châteaux forts et châteaux de la noblesse. Particulièrement à l'époque de la Renaissance et du Baroque, les espaces limités par des enclos et structurés par de longs axes de visibilité et de chemins servaient "au divertissement du temps libre" des seigneurs qui pratiquaient la chasse à courre et la vènerie. Ces espaces étaient en même temps un "garde-manger vivant" pour le ravitaillement en gibier frais. Aujourd'hui, les parcs à gibier sont souvent des zones forestières qui invitent aux promenades ou aux randonnées. Des éléments d'autrefois subsistent encore fréquemment les longs axes de chemins et les percées pour la chasse, conçus en forme d'éventail ou d'étoile et qui s'entrecroisent, ainsi que les restes des enceintes avec fossé, levée de terre, clôture ou mur. Outre ces éléments bien visibles, il existe encore souvent des aménagements de points d'affût, des buttes d'observation ou bien les modifications intentionnelles du sol pour pouvoir rabattre et chasser le gibier. Les vastes parcs à gibier, aménagés méthodiquement, sont aujourd'hui des composantes essentielles de l'aménagement historique des jardins et paysages.
Le Château de Raesfeld, entouré d'eau et avec la vaste surface forestière du Tiergarten est très connu et considéré comme un des ensembles de la Haute Renaissance les mieux conservés d'Allemagne.
Un plan détaillé datant de 1729 donne un bon aperçu de l'aménagement historique de l'ensemble du château. Outre les jardins réalisés avec beaucoup d'art, on y voit aussi l'ensemble du Tiergarten s'étendant vers l'ouest. Ce parc à gibier s'étend sur plus de 100 ha et comprend de vastes surfaces de forêts et de landes, des prés, plusieurs étangs avec moulins ainsi que des ruisseaux et des sources. Le domaine était entouré d'une levée de terre d'une longueur de 5 km et de 2 m de hauteur, sur laquelle se trouvait une palissade. L'évêque princier Christoph Bernhard von Galen vint à Raesfeld comme invité aux parties de chasse organisées par Alexandre II. Depuis la période de sa création, au milieu du XVIIe siècle, le Tiergarten n'a pas fait l'objet de modifications ou transformations majeures, ce qui est exceptionnel. C'est pourquoi aujourd'hui, on peut vraiment parler d'un parc à gibier datant de la Haute Renaissance relativement bien conservé. L'aménagement géométrique et régulier de style baroque, comprenant des axes de visibilité, des percées pour la chasse et des allées de grande longueur, n'était pas encore mis au premier plan. Conformément à l'idéal de la Renaissance, on avait cultivé le paysage à l'ouest du château comme un ensemble naturel et harmonieux.
Au temps d'Alexandre II, il n'y avait pas seulement du gibier d'origine locale dans le Tiergarten, ce qui représentait une autre particularité. Déjà en 1664, il existe des rapports sur un troupeau de daims provenant d'Asie Mineure, gibier autrefois encore inconnu dans les terrains de chasse du pays. Il est aussi relaté que le gouverneur brandebourgeois de la ville de Kleve, le Prince Johann Moritz von Nassau-Siegen fit cadeau au Comte Impérial d'une femelle buffle en gestation venant d'Amérique pour le Tiergarten. Il n'est pas étonnant qu'Alexandre II aujourd'hui encore soit dénommé "l'étrange ami des animaux et bêtes insolites". De telles attractions furent certainement de grand intérêt pour les invités du seigneur du château, parmi lesquels comptaient l'Evêque de Strasbourg ou le Prince Electeur de Brandebourg, accompagné de leur suite. Dans le cadre du projet "REGIONALE 2004", la fonction historique du Tiergarten a été ravivée. La vitalisation du paysage initial fut réalisée, opération nécessaire car les bois, les prés et les surfaces de bruyères variées avaient de plus en plus disparu suite aux reboisements. L'histoire de l'exploitation historique du Tiergarten est aussi illustrée par la création d'un enclos de protection à la manière d'autrefois et par l'introduction d'une nouvelle population de chevreuils et daims.
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