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Parc Oriental de Maulévrier
Une pause zen vous est proposée au Parc Oriental de Maulévrier. Vous y retrouverez un art de vivre particulier développé par un industriel au XIXe siècle. En effet, propriété du Château Colbert, les 29 hectares du parc sont rachetés par M. Bergere. A sa demande, l’architecte Alexandre Marcel restaure le parc et crée, entre 1899 et 1913, un espace oriental de conception japonaise. Aujourd’hui indépendant, le Parc reste néanmoins lié au château. Rénové et décoré avec goût, dans la continuité du Parc, le château invite le visiteur à un séjour de méditation et de poésie à travers ses chambres de maître et ses chambres mansardées ainsi qu’un restaurant où les fins gastronomes sauront apprécier une cuisine traditionnelle régionale de qualité. ![]() Le Parc Oriental, situé à 12 km de Cholet, à la limite du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée, à 20 km du Puy du Fou, est le plus grand jardin japonais d’Europe et a reçu plusieurs récompenses. Ce jardin est un élément de l’histoire qui permet à un public de plus en plus nombreux de découvrir l’art des jardins extrême-orientaux. La promenade suit le cours de la rivière ponctuée par de nombreuses fabriques notamment des ponts, des statues khmères, des lanternes japonaises et d’une pagode. Le cheminement de la rivière d’Est en Ouest évoque la course du soleil et le cycle de la vie. Le cycle des végétaux ou la mise en scène de l’eau permettent de qualifier le parc de « jardin de transformation ». Les 300 espèces de végétaux taillés en moutonnement, en transparence ou en nuages vous surprendront sans doute. De la rivière, des perspectives s’ouvrent à travers les versants boisés. Des rideaux de troncs et de tiges effeuillées jusqu’à hauteur d’homme rendent le paysage transparent, maîtrisé et pénétrable, la végétation fluide. Le style du jardin s’apparente au jardin de promenade de la période EDO (XVIe siècle). L’eau est l’élément principal de la conception puisqu’elle occupe environ les 3/10ème de la surface. La circulation de la rivière la Moine se fait d’est en ouest. Elle symbolise la course du soleil mais aussi la vie d’un homme, de sa naissance à sa mort et entre ces deux périodes, les nombreuses transformations et les évolutions que peuvent subir tous les éléments et les êtres vivants (eau, terre, végétaux, hommes). L’eau change d’aspect au fil de sa traversée (période de calme, période agitée, cascades) d’où le nom de jardin de transformation. On retrouve les îles de la Grue et de la Tortue qui symbolisent le Paradis dans une pièce d’eau calme d’environ deux hectares.
La couleur rouge du pont et du torri sur l’île de la grue signale l’importance et le caractère sacré de ce lieu. La barrière de bambou qui ne permet pas l’accès au « paradis », rappelle que ce lieu est un espace protégé, sacré et réservé aux esprits. Seuls les empereurs, les prêtres et les jardiniers avaient droit d’accès à ce lieu de leur vivant. Les noms donnés aux îles reprennent un principe taoïste connu : le ying et le yang. Ces animaux sont différents, l’un venant du haut et de l’air : la grue, l’autre venant du bas et de l’eau : la tortue des mers. De plus, ces animaux ont leur propre symbole : la fidélité pour la grue, la longévité pour la tortue. La végétation est riche d’environ 300 espèces, composée de plantes aux floraisons printanières et estivales ou prenant des couleurs intéressantes à l’automne, ainsi que des persistants. De cette manière, toutes les saisons sont marquées et l’on note tout au long de l’année, une transformation du jardin:
Le printemps. A l’éclosion des bourgeons, c’est la naissance. Puis c’est le moment de l’année où tout pousse, grandit, cela représentera la croissance, donc la jeunesse (enfance et adolescence). Chaque année, près de 55 000 personnes viennent découvrir un parc chargé de messages et propice à l'éveil des sens du promeneur.
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